On espère tous avoir du succès au travail. Au-delà des considérations davantage mercantiles, le succès d’une personne dans son emploi peut aussi dépendre de facteurs psychologiques. Parce qu’une personne a beau avoir un emploi très prisé et bien rémunéré, si elle n’est pas heureuse dans ses fonctions, elle est mieux de chercher autre chose.

Le succès psychologique au travail est subjectif et renvoie au sentiment de fierté et d’accomplissement personnel qui résultent des réalisations professionnelles et des efforts investis dans l’atteinte de ses objectifs. Le succès psychologique n’est pas tant un résultat qu’on obtient mais bien un sentiment éprouvé à la suite de nos réalisations.

Voici la liste des facteurs de succès psychologique au travail (Cardinal, 2004) :

1- Occuper un emploi qui convient à notre personnalité dans lequel nos compétences sont pleinement utilisées

Si tu as de la difficulté à t’exprimer et que tu n’as jamais terminé un seul livre, ne va pas porter ton cv au Renaud-Bray. Tu pourrais gagner un peu plus cher en allant plutôt le porter dans une station de radio ou bien dans un quotidien.

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2- Se sentir en harmonie avec la mission et les objectifs de l’organisation

Dans mon cas, mon pire cauchemar serait de travailler dans une animalerie pour m’occuper des chats. C’est contraire à mes valeurs (oui, les chats sont contre mes valeurs).

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3- Sentir que l’on contribue de manière significative à l’atteinte des objectifs de l’organisation

Ma plus grande responsabilité au travail est de m’occuper de l’entretien des brocheuses. J’occupe certes un emploi de professionnelle mais mon patron m’a dit que je suis le pivot de l’organisation et qu’il préfère que les brocheuses fonctionnent en tout temps plutôt que je perde mon temps à mettre en application mes diplômes universitaires.

Source : Giphy / Ce que je fais toute la journée

4- Être satisfait de son rendement

Pour revenir à l’entretien des brocheuses, c’est bien rare qu’un de mes collègues vient se plaindre de sa brocheuse. J’en suis fière.

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5- Sentir que notre travail est reconnu et apprécié

Je pense que si tu n’as jamais gagné le sandwich-artiste du mois au moins une fois au Subway, ta vie professionnelle n’a aucune valeur.

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6- Travailler dans un climat de travail positif

Tout le monde est sympathique à mon travail. Il y a juste Sylvie qui fait sa péteuse en me disant qu’on appelle ça une agrafeuse. Maudite fraîche.

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7- Bénéficier de réseaux de soutien

Avoir des amis ou des collègues avec qui on s’entend bien au travail c’est toujours plaisant. Sauf Sylvie.

8- Avoir un emploi stimulant qui nous permet d’apprendre et de se développer

Selon moi, le critère le plus important. Aucune blague là-dessus.

9- Prendre plaisir à travailler

Même s’il est désabusé de sa job, je pense que Jim de The Office répond à ce critère quant aux pranks qu’il fait à son collègue Dwight. Je pense juste qu’il est allé un peu trop loin avec la blague de la brocheuse dans le Jell-O. Aucun respect pour le matériel.

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10 – Être capable de mener une vie équilibrée

En effet, si vous n’avez pas le temps de faire un 5 à 7 avec le bureau après votre journée de travail, faite-le durant l’heure du dîner. Équilibre.

11- Sentir que notre vie professionnelle nous permet d’atteindre nos objectifs personnels

Mon objectif personnel c’est d’atteindre l’autosuffisance alimentaire avec mon jardin. Bon ok, vous allez me dire que je dis n’importe quoi et qu’en plus ça n’a pas rapport avec le travail…. et je vais devoir vous donner raison là-dessus.

12- Sentir qu’on a de l’emprise et du contrôle sur sa vie professionnelle

Prenez les décisions qui sont pour le mieux. Je sentais que toute cette histoire de brocheuses dépassait largement mes compétences. Et vous savez-quoi, après en avoir parlé à mon patron il m’a donné raison. Il m’a mis à la porte.

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Sur ce, je vous souhaite un emploi à la hauteur de vos ambitions!

(Bien que ponctués de mes blagues poches, tous les facteurs de succès psychologique sont réels et sont issus de l’ouvrage  suivant : CARDINAL, Line  (2004).  «Nouvelles  carrières  et  succès  psychologique  au  travail», Cahier de recherche de l’ESG, Montréal, UQAM, 20 p., [en ligne])